Le gelcoat se mélange sur votre coque, il ne se choisit pas dans un nuancier. L'original a des années de soleil derrière lui et s'est patiné, et le gelcoat sèche en outre dans une nuance différente de celle qu'il montre humide. C'est pourquoi nous travaillons avec des échantillons que l'on laisse durcir avant que quoi que ce soit ne devienne définitif.
Pourquoi le code du chantier ne suffit pas
Les chantiers travaillent avec des teintes de gelcoat fixes, et ces codes se retrouvent souvent encore. Commander sur code reste pourtant rarement la bonne voie : les UV dégradent la couche superficielle du gelcoat et en retirent lentement la couleur. Le blanc jaunit ou devient crayeux, le rouge passe le plus vite, le bleu ensuite.
Posez la teinte d'origine à côté d'un gelcoat patiné par vingt ans et vous voyez la différence tout de suite, surtout du côté ensoleillé du bateau, qui a passé plus fort que le côté à l'ombre.
Ce que vous pouvez raisonnablement attendre
Sur du blanc et des teintes claires, le résultat est presque toujours indétectable, même de près. Sur du bleu foncé, du rouge et du noir, il subsiste parfois une différence minime que l'on voit à cinquante centimètres et pas depuis le ponton.
Nous le disons à l'avance, car la déception tient toujours à la promesse, jamais au travail. Qui garantit l'invisibilité sur une coque rouge patinée promet quelque chose que la physique ne permet pas.
Si une coque sans raccord visible est malgré tout l'exigence, repeindre tout un panneau est la voie honnête. Cela coûte plus cher, mais la teinte court alors jusqu'à une rupture naturelle comme un passavant ou une arête.


Comment on procède à la place
Nous partons d'une teinte de base et ajoutons du pigment jusqu'à ce que la couleur corresponde à une zone nettoyée et lustrée de votre propre coque, à côté du dommage. Lustrez d'abord, car un gelcoat terne paraît plus clair qu'il ne l'est.
Vient ensuite un échantillon : une petite plage que l'on laisse durcir et que nous présentons contre la coque. Le gelcoat se décale en nuance en durcissant ; le juger humide conduit toujours à côté.
Ce n'est que lorsque l'échantillon est juste qu'il passe sur la réparation. Sur des teintes difficiles, il faut deux ou trois échantillons, et c'est normal.